Chers amis,
L’Observatoire
de la Finance vous remercie de votre inscription et vous annonce l’ouverture du
chantier «Vers une finance durable».
Comme vous
le savez déjà, la problématique «Finance et bien commun» se pose aussi bien au
niveau global que local. Pour cette raison, nous faisons appel à des
compétences diverses, de la sociologie économique à la théorie financière, de
l’hémisphère Nord à l’hémisphère Sud, de l’est à l’ouest.
Notre
premier thème de débat sera donc, «L’exclusion par la finance : dette
internationale et micro-entreprises». Voici un petit texte sur ce thème…à
réfléchir…
«L’exclusion
est-elle inévitable ? Comment la combattre ?
La finance
globalisée est prisonnière du paradoxe suivant : d’un côté elle ne peut
durablement exclure des pays ou des continents, mais de l’autre côté, pour
préserver les règles et discipliner les comportements, elle doit en permanence
agiter la menace d’une telle mise au ban.
Le dilemme
de la dette internationale, notamment des pays en développement, se pose
exactement en ces termes. Aussi est-il indispensable d’inciter les opérateurs
privés à une meilleure prise en compte des risques de non-remboursement, comme
cela est le cas habituellement dans les faillites internes. La plus grande
prudence peut être obtenue en disciplinant aussi bien les emprunteurs que les
prêteurs. Diverses discussions sont en cours actuellement; elles vont de l’idée
d’une périodicité jubilaire de remise des impayés, à une procédure d’arbitrage
qui aurait la compétence d’alléger – de supprimer – le fardeau de la dette, au
cas où il serait insupportable.
Le rapport
entre l’endettement externe des pays pauvres et la corruption des dirigeants
doit aussi être abordé. Une des manières de diminuer les chances d’impunité à
moyen terme consisterait à intégrer dans les contrats d’endettement une clause
selon laquelle, en cas de renégociation de la dette, les droits de poursuite à
l’encontre des personnes qui auraient détourné les ressources mises à
disposition seraient cédés au créancier. De cette manière, bien imparfaite, les
gouvernants seraient au moins avertis que, s’ils ont abusé de leur position, il
est dans leur intérêt personnel de respecter les proportions de manière à ce
que la dette nationale soit supportable.»
Nous sommes
impatients de connaître vos contributions, vos idées et vos solutions.
En espérant
vous lire prochainement, nous vous présentons nos meilleures salutations.
Les
animateurs du chantier :
Paul H.
Dembinski
Natasha
Morais.