RAPPORT MEMOIRE DU SEMINAIRE DE SANTIAGO

 

Antonio Romero Reyes

30 avril 2001

 

Ce séminaire a eu lieu du 18 au 20 avril de cette année, dans le centre El Canelo de Nos, commune de San Bernardo, à Santiago (Chili). L'événement avait pour thème: La Monnaie Sociale et les Nouvelles Formes d'Economie Solidaire et avait pour but de synthétiser la discussion qui avait eu lieu précédemment sur le forum électronique (du 5 février au 5 avril), ainsi qu'alimenter des "Cahiers de Propositions", qui se préparent pour décembre 2001. Ce séminaire s'inscrit dans l'ensemble des activités du Chantier Monnaie Sociale du Pole de Socio-économie Solidaire de l'Alliance pour un Monde Responsable, Pluriel et Solidaire.

 

La participation péruvienne fut représentée par Antonio Romero, au nom du GRESP (Grupo Red de Economía Solidaria del Perú) et Yuri Cahuata pour le CEAS (Centro Episcopal de Acción Social). Ont assisté à l'événement 37 personnes provenant de 10 pays et de 3 continents (Amérique, Europe Occidentale et Sud-Est asiatique), dont des invités spéciaux tels Antonio Elizalde et Luis Razeto, tous deux de l' Universidad Bolivariana du Chili[1], outre des personnes qui participent à d'autres chantiers[2], et Sergio Lub qui représente le réseau Friendly Favors (http://www.favors.org). La représentation la plus nombreuse a été assurée par le pays hôte (le Chili) avec 13 personnes, suivie de la délégation argentine avec 8 personnes, pays qui de plus a assuré la conduction et animation de l'événement.

 

DEROULEMENT DU SEMINAIRE

 

Présentation des participants (18 avril)

 

A 18 heures a commencé la ronde de présentations des participants au Séminaire, de leurs projets et/ou missions de leurs institutions

 

Travail en session plénière (19 avril)

 

Le programme de cette journée fut composé d'exposés et de débats en réunion plénière, qui eurent lieu dans l'ordre suivant:

 

Présentation des participants (faisant suite à celle de la veille)

·        Présentation de l'Alliance et de la REDLASES[3]

·        Exposé résumé du document mis en débat sur le Forum[4]

·        Tour de table de commentaires des participants (par groupes de 2)

·        Exposé des expériences de monnaie sociale

 

Le groupe de monnaie sociale est l'un des 15 chantiers d'un thème plus important (le pole): Economie et Société. Lors de l'assemblée de Findhorn (Ecosse), prévue en juin, se consolideront les diverses synthèses amenées par chacun des chantiers. Chaque groupe, après sa rencontre respective comme celle de Santiago, doit produire un texte de synthèse (dont les animateurs ont la charge) qui sera soumis à commentaires sur chacun des forums électroniques, de manière à être enrichi des contributions du forum électronique,  de la rencontre du chantier et des spécialistes.

 

L'exposé central approfondit un peu plus le cas de la Red Global de Trueque (RGT), qui, à l'heure actuelle ––il faut le reconnaître –– est l'expérience de monnaie sociale la plus représentative de cette partie du continent américain, après avoir débuté voici de cela 6 ans dans la banlieue de Buenos Aires et a progressé en organisation, en taille et en nombre d'adhérents dans plusieurs provinces d'Argentine. La diffusion et le marketing  de la RGT dans d'autres pays ont donné lieu à la naissance d'expériences similaires surtout au Brésil et récemment au Chili. En ce qui concerne la région andine, l'expérience argentine a inspiré les cas de Rumihuaico et Toctiuco[5], à Quito - Equateur, et le "Centro de Servicios de San Marcos" dans le département de Cajamarca, au Pérou.

 

Les éléments qui permettent d'expliquer une part importante du succès de la RGT en Argentine sont résumés dans les "Neuf Lois de Dieu" (Kevin Kelly) ou lois de la complexité[6]:

 

1. Croissance décentralisée en petites unités autonomes (clubs/nodos de troc) 

2. Le contrôle du pouvoir se fait à partir du bas

3. Croissance depuis le particulier et le sectoriel plutôt que par l'inclusion de grands groupes

4. Innover tout en apprenant de ses erreurs (il n'y a pas de recette toute faite)

5. Prendre soin de réaliser des bénéfices croissants, dans le sens de favoriser des climats positifs

6. Poursuivre des buts multiples

7. Maximiser ce qui est dans la marge (ce qui est nouveau):

8. Aimer l'incertitude pour gérer le changement et l'évolution

9. Accepter que le changement change

 

Il est intéressant d'observer le processus de la RGT. L'expérience commença dans un petit groupe de personnes dans une localité proche de Buenos Aires (Bernal), pour ensuite se répandre à tout le quartier, de là dans toute la ville, donnant naissance à des clubs de troc et ensuite à des nodos. L'effet démonstration a permis de multiplier l'expérience, la reproduisant depuis la ville vers les communes et les provinces du pays. De cette manière le phénomène a surgi de la périphérie urbaine conquérant chaque fois de nouveaux espaces (la ville, le local, la province). Actuellement il est présent dans au moins 15 provinces et 60 communes du pays, touchant à non moins d'un demi-million de personnes réparties en 400 à 500 nodos[7].

Bien évidemment les facilités de communication et d'information, ainsi que les urgences et nécessités des gens à trouver une sortie à la crise et au chômage en Argentine, ont été des facteurs importants qui, entre autres, ont aidé à la croissance relativement rapide de cette expérience, ainsi que le travail d'émulation de la part d'acteurs urbains dans différentes localités. Pour caractériser cette expérience en peu de mots, on pourrait dire que celle-ci matérialise un modèle de flux qui s'appuie sur trois axes principaux: l'échange de produits et services, l'information/diffusion permanente et la formation. Ce modèle a permis d'inclure des personnes sans travail ou qui même si elles travaillent ne possèdent pas ce qui leur est nécessaire pour survivre, ainsi qu'à des personnes possédant des capacités productives diverses, des ressources non utilisées et des habiletés manuelles ou intellectuelles, non utilisées par le capital ou le monde de la formalité.

 

Ce modèle a fonctionné de façon très fluide, partant d'un ensemble de ressources matérielles et de capacités humaines non utilisées/rejetées par le système économique, capables de satisfaire des nécessités immédiates. Cependant, ce stock de ressources et de capacités diminue avec le temps, alors que l'échelle et la variété des besoins augmente, ce qui pose à ce modèle alternatif un problème de reproduction (et d'accumulation). En d'autres mots, la durabilité du modèle, à moyen et long termes, requiert d'une production (la matière première) qui ne trouve pas nécessairement son origine à l'intérieur du réseau: par exemple, le lait pour produire les fromages, le tissu pour produire des vêtements.

 

Ce thème a déjà été perçu par les promoteurs/fondateurs, dont l'importance stratégique a pris corps dans l'Accord de Collaboration Institutionnel (Convenio Marco de Colaboración Institucional) signé avec le Ministère de l'Economie[8].

 

Les liens avec l'Etat ont été l'un des aspects les plus discutés, en particulier en termes de coûts et bénéfices politiques et sociaux. L'approche de type économique, qui s'est concrétisée dans l'accord mentionné plus haut, a divisé les leaders de la RGT, sur comment l'interpréter politiquement: s'agit-il de l'institutionnalisation/cooptation de l'expérience? D'un nouveau type d'assistancialisme? Ou encore d'une construction citoyenne?

 

D'autres aspects plutôt techniques qui ont motivé des questions et des commentaires de la part des participants: la relation entre l'émission et l'inflation (définition des règles, risques), prix et valeur, liens avec le secteur de l'entreprise et le coopérativisme, achats communautaires, le processus de prise de décisions.

 

Après la discussion dont le centre fut l'exposé sur la monnaie sociale, principalement l'expérience argentine, et avant de passer aux expériences des autres pays, Luis Razeto a systématisé les éléments qui lui ont paru importants, relevant surtout des questions méthodologiques et de procédé, et les articulant au  cadre conceptuel de l'économie de la solidarité.

 

Pour la présentation d'expériences de monnaie sociale, nous commencerons par mentionner celles qui directement ou indirectement ont été influencées dans la région par le modèle de la RGT (nom de la monnaie entre parenthèses):

 

·         Argentine: Nodo de Catamarca (Talento). Présenté par: Juan José Sánchez

·         Brésil: Banco Palmas (Palmares).Présenté par: Ruth Espínola et Sandra Magalhaes

·         Chili: Red de Trueque de Santiago (Talento). Présenté par: Enrique Peña

·         Pérou: Centro de Servicios de San Marcos, Cajamarca (Alternativa). Présenté par: Antonio Romero

 

Expériences inspirées des systèmes LETS et SEL:

·         Etats Unis: Tucson Traders (Token). Présenté par: Thomas Greco

·         France: Systèmes d'Échange Local. Présenté par: Smaïn Laacher

·         Thaïlande: Système de Monnaie Communautaire (Bia Kud Chum). Présenté par: Wanlop Pichpongsa

 

Expériences d'échanges sans monnaie sociale:

·         Equateur: Maquita Cushunchic - "Comercializando como Hermanos". Présenté par: Rubén Tapia et Padre Graziano Mason

·         Colombie: Confederación Latinoamericana de Cooperativas-COLACOT. Présenté par: Francisco Verano

 

Autres réseaux:

·         Red de Planificación Participativa y Gestión Asociada - PPGA. Présenté par: Héctor Poggiese

·         Friendly Favors network (Thank you). Présenté par: Sergio Lub

 

 

De cette liste nous reprendrons deux expériences: celle de Banco Palmas (Brésil) et celle du Système de Monnaie Communautaire (Thaïlande); le premier fonctionne dans une zone caractérisée comme urbaine marginale, à Fortaleza, dans l'Etat du Ceara. Le second cas est intéressant parce qu'à l'inverse, il s'est développé dans cinq villages en zone rurale du Nord-Est et du Sud de la Thaïlande. Ci-après une brève description de ces deux initiatives.

 

La Banque Palmas

 

Dans l'expérience brésilienne, le marché où se réalisent les échanges de produits pour des palmares s'appelle "club d'échanges", la banque y est un agent facilitateur des échanges: dans un premier temps la banque négocie et arrive à un accord avec chaque personne sur le prix, sur base duquel la personne remet ses produits et reçoit en échange un "crédit" de la banque en palmares, qu'elle utilisera ensuite (dans un deuxième temps) pour acquérir les produits dont elle a besoin. Dans le premier temps (négociation, remise des produits et émission de la monnaie), la banque agit comme acheteur et dans le second moment, celui du marché proprement dit, la banque agit en tant que vendeur. Dans cette situation, les produits remis à la banque sont offerts par celle-ci aux prix décidés initialement. A la fin du marché, si tout a été vendu, l'argent retourne à la banque. La règle est que tous doivent acheter le jour du marché (il est interdit d'épargner en palmares). Cela implique l'existence d'un système de contrôle de manière à ce que les palmares ne soient pas utilisés une seconde fois.

 

Le résultat de ce marché très particulier es une sorte d'équilibre idéal walrassien où tous les produits vendus à la banque ont été achetés et consommés (l'offre est égale à la demande), les prix avec lesquels se sont réalisées les transactions sont ainsi des prix d'équilibre et la quantité de monnaie mise en circulation dans chaque marché pour permettre les échanges (les crédits en palmares) retourne à la banque, ce qui suppose une inflation nulle.

 

L'impact de ce modèle a été principalement en termes d'occupation, bénéficiant à 4000 habitants de l'Association des Habitants du Conjunto Palmeira et par là même a permis de renforcer l'associativisme local.

 

Outre qu'ils représentent des espaces d'expérimentation sociale pour reconstruire des relations de citoyenneté, d'institutionnalité et de pouvoir local, ces marchés d'échanges, "parallèles" à ceux où circulent la monnaie nationale, devraient constituer des laboratoires d'apprentissage pour les étudiants en économie, car c'est bien là qu'ils peuvent vérifier ou découvrir quelles sont les conditions "réelles" et pratiques qui permettent le fonctionnement des modèles d'équilibre néoclassiques en accord avec tous ses postulats, hypothèses, prémisses et théorèmes. Ces procédés seraient –selon ma modeste opinion – une bonne façon de combattre le dogmatisme de l'enseignement de l'économie telle qu'enseignée dans toutes les universités, où les étudiants doivent assimiler sans aucune critique une litanie ennuyeuse de modèles mathématiques élaborés dans les pays développés. Nombreux sont ceux qui sortent de l'université en croyant que la réalité doit s'ajuster à la théorie ou au modèle du manuel d'économie (c'est la réalité à l'envers) et, quand on leur demande d'expliquer des situations réelles, ils invoquent –– telles des paroles magiques –– les principes et concepts prétendument universels du marché, la concurrence, l'équilibre.

 

Systèmes de Monnaie Communautaire

 

Le Thai Community Currency Systems Project (TCCS) est une initiative qui a démarré en mars 2000 avec l'aide décisive de Stephen DeMeulenaere (http://ccdev.lets.net y http://concentric.itgo.com), l'un des promoteurs les plus actifs des monnaies sociales dans le monde depuis 11 ans et qui travaille actuellement avec des communautés rurales d'Indonésie et du centre de Java.

 

Le TCCS –– comme mentionné plus haut –– recouvre 5 villages en zone rurale, le projet est développé par le Local Development Institute, une ONG thaïlandaise appuyée par un volontaire canadien de CUSO Cooperant (http://www.cuso.org)[9], dont le financement provient de l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI), de fondations privées et de contributions de particuliers.

 

Des deux régions où se déroule le projet, la plus pauvre est celle du Nord-Est. En Thaïlande, la crise asiatique de 1997 a provoqué une augmentation du nombre de pauvres dans le pays, de 4 millions de personnes (selon la Banque Mondiale, le nombre de pauvres de 1997 est passé de 9 millions à 13 millions en 2000). Dans cette région, l'agriculture de subsistance s'est vue remplacée par des monocultures commerciales plus intensives (plantations d'eucalyptus, tapioca, cultures maraîchères), expulsant de leurs terres les petits agriculteurs (ceux-ci ont dû vendre leurs propriétés pour payer leurs dettes) et entraînant des problèmes environnementaux (déforestation, réduction de la fertilité des sols, salinisation).

 

La région sud (la Péninsule Malaise) est la plus favorisée par les politiques publiques. Elle a, en effet, été transformée en région exportatrice à grande échelle, où l'on produit du caoutchouc et des crevettes, langoustines, etc. Mais elle a en commun avec la région du nord des problèmes de dégradation environnementale et la pauvreté des petits agriculteurs.

 

On peut dès lors affirmer que les monnaies communautaires, dans cette partie du monde, apparaissent comme une réponse à un contexte d'adversité lié à l'augmentation de la pauvreté, la détérioration de l'environnement et, en conséquence, l'aggravation des conditions de vie des petits agriculteurs dans ces deux régions opposées de la Thaïlande.

 

Kud Chum, dans la province de Yasothon, est un district du nord-est où se déroule le projet TCCS, et où la culture du riz est la principale activité économique. Le TCCS est un système hybride qui a adopté le Local Employment Trading System (LETS) aux pratiques locales de commerce et  d'échange de travail. Dans ce sens, la monnaie communautaire appelée Bia Kud Chum, es un moyen pour faciliter  les échanges, et dont l'émission de crédits est contrôlée par la communauté elle-même. Le système ne fait pas payer d'intérêt et consiste en un simple système de comptabilité de débits et de crédits. Il permet qu' au moment de l'échange, les valeurs soient fixées en heures de travail, monnaie nationale ou en monnaie locale (valeur communautaire), ce qui suppose des relations d'équivalence entre elles. Certaines transactions (les cas spéciaux) peuvent inclure le paiement en monnaie officielle de manière à rembourser aux vendeurs les coûts réels inclus dans le produit (matériel ou autres achetés sur le marché formel).

 

La relation d'équivalence monétaire entre la monnaie communautaire (le bia) et la monnaie officielle (le baht) es de 1:1, bien que la première ne soit pas convertible et que sa circulation soit limitée à l'espace local. La limite du crédit est de 500 bias par personne.

 

A la différence du cas brésilien que nous avons vu auparavant, où le marché se vide le jour même du marché, dans le Kud Chum l'échange (et le troc) est différé dans le temps: l'acheteur reçoit du vendeur des produits évalués en monnaie locale, produisant un mouvement dans les comptes de chacun (crédit pour le vendeur contre débit pour l'acheteur). L'            acheteur acquiert le compromis de le rembourser (dans un certain laps de temps) en produits ou services de la même valeur que celle du crédit qu'il a reçu. Les comptes s'équilibrent au moment où l'acheteur rembourse sa "dette".

 

Ce qui rend cette expérience intéressante, c'est que l'implémentation du TCCS, dans ce cas précis dans le Kud Chum, a permis la mobilisation de ressources et de capacités non utilisées des villageois et une relance de l'économie locale. Il est sûr que cette expérience d'échange s'articulera bientôt à d'autres initiatives de développement de la part des ONGs thaïlandaises.

 

Sur la première page de Parallel, Local & Community Currencies in Asia, Africa & Latin America (http://ccdev.lets.net/asia/asia.html#thai) se trouvent des références intéressantes, comme, par exemple, la comparaison qui est faite avec le Tlaloc mexicain (article: Mexico & Thailand: Community Currency Systems); ou la réaction du gouvernement thaïlandais qui considéra le système de monnaie communautaire comme "une menace pour la sécurité financière de l'Etat" (“threat to national financial security”), commenté dans l'éditorial du 7 mai 2000 sous le titre: The sledgehammer and the Northeast village nut (“Le marteau et la noix dans un village du nord-est”), Thailand's Independent Online News & Information Service (http://ccdev.lets.net/asia/thailand/nationedMay7.html).

 

Travail en groupes (20 avril)

 

Ce deuxième jour fut dédié au travail en groupes, après la présentation des dernières expériences présentes (COLACOT, PPGA et Friendly Favors). Les participants formèrent 4 groupes répartis en deux grands thèmes: 1) développement interne de formes économiques alternatives (comprenant par ce terme, orientées vers une économie alternative) et 2) développement externe en termes d'articulations et de nouvelles alliances stratégiques. Il fut demandé aux groupes de réaliser leurs apports en termes d'analyse stratégique (Forces-Opportunités –Faiblesses-Menaces).

 

Nous présentons ci-après les principaux points des conclusions, propositions et questions relevées par les groupes.


THEME I: FORMES ALTERNATIVES DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

 

Groupe 1.- Proposition d'une "multinationale civile":

 

·        Utiliser le pouvoir du consommateur et de l'argent capitaliste

·        Créer un réseau serré de flux internes

·        Définir des alliances stratégiques avec des secteurs productifs

 

Groupe 2.- Conclusions et recommandations sur les expériences:

 

·        La monnaie sociale en tant qu'instrument

·        Production collective

·        Relations plus humaines

·        Le thème de l'échelle

·        Echange entre nodos

·        Conditions pour que les monnaies locales soient utilisées dans l'espace régional

·        Relations avec l'Etat: Opportunité ou Menace?

·        Différences de l'Amérique Latine avec les autres latitudes

·        Formation continue

 

THEME 2: NOUVELLES ALLIANCES STRATEGIQUES

 

Groupe 3.= Recommandations

 

·        Passer d'expériences micro a macro intégrées

·        Domaines des alliances possibles

F    L'économie solidaire elle-même

F    Les autres secteurs de la société et l'Etat

F    L'espace international

 

·       Transversalité dans l'action

F    Réseaux de confiabilité

 

 

Groupe 4.- Conclusions et recommandations

 

·         Importance des mots (du discours) pour les alliances stratégiques:

 

Ø      Ils donnent le sens de l'intérêt général et du bien commun.

Ø      Ils sont nécessaires pour découvrir la complexité des expériences spécifiques (un savoir collectif)

 

·         Conditions pour les alliances:

 

Ø      Ne pas oublier les relations humaines

Ø      Justice et équité

Ø      Les savoirs spécifiques doivent circuler

 

·         Exporter l'“imagination” des expériences. Exemples: France (académie, SELS), Chili (Universidad Bolivariana).

 

·         Les frontières existent plutôt dans nos esprits.

 

Pour terminer le travail en groupe, les animateurs ont demandé de proposer un projet (au niveau de l'idée) dans et depuis chaque pays, qui puisse servir comme une sorte d'engagement de la part des participants avec le reste du groupe du Forum. La proposition péruvienne fut la suivante, elle distingue trois lignes d'intervention:

 

1)      Réaliser un rapprochement avec les expériences des pays andins, particulièrement en Equateur et en Bolivie, et échanger des expériences.

2)      En tant que GRESP élaborer un projet d'échange avec de la monnaie sociale, qui pourrait contempler un milieu rural pauvre, une zone urbaine marginale dans la ville ou un espace qui considère les deux zones reliées entre elles.

3)      Relations avec l'Etat: utiliser des espaces déjà ouverts (Comité de Lucha Contra la Pobreza, Comisión de la Verdad) pour introduire le thème et prévoir des opportunités ou des menaces.

 

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SEMINAIRE INTERNATIONAL

 

MONNAIE SOCIALE ET NOUVELLES FORMES D'ECONOMIE SOLIDAIRE

El Canelo de Nos, San Bernardo, ChiIi

18 au 20 avril 2001

 

Mercredi 18 avril

Durant la journée

Arrivée des participants à Santiago

18:00-19:00

Inscription des participants

 

Vin d'honneur

Remise des documents

 

Jeudi 19 avril

09:00-10:15

Présentation des participants

 

Présentation des institutions / expériences présentes

10:15-10:45

Discussion du texte de lancement et brève présentation de la

discussion du forum électronique

Présentation de Heloisa Primavera

Présentation de Françoise Wautiez

Proposition de la méthode de travail

10:45-11:00

Café

 

11:00-13:30

Travail en groupes

Formation des groupes de travail (5)

Contributions, questions et nouvelles

propositions

13:30-14.30

Repas

 

14:30-16:00

Séance plénière

Présentation des commentaires et contributions;  nouvelles propositions des groupes (1)

16:00

Café

 

16:30-17:30

 

Présentation des commentaires et contributions;  nouvelles propositions des groupes (2)

 

Vendredi 20 avril

09:00-10:45

Séance plénière

Brainstorming de propositions

10:45-11:00

Café

11:00-12:30

Travail  en groupes

Apports pour un nouveau texte collectif: qui comprenne les différentes propositions et les différents contextes

12:30-13:30

Séance plénière

Première synthèse provisoire

13:30-14. 30

Repas

14:30-15:30

Séance plénière ou en groupes

Apports pour un nouveau texte collectif: qui comprenne les différentes propositions et les différents contextes

15:30

Café

 

16:00-17:00

 

Nouveaux compromis jusqu'au 15 mai 2001 /jusqu'au 20 novembre

2001

REUNION OUVERTE

18:00-20:00

Présentation des expériences des "nodos" chiliens existant et projets en cours. Présentation des différentes expériences présentes dans le Séminaire. Vin d'honneur.

 

 

 



[1] Respectivement Recteur et Vice-président du Comité de Direction.

[2] Armando Lisboa (Université Federal Sta. Catarina, Brésil), Luis Hidalgo (Programa de Economía del Trabajo, Chili).

[3] REDLASES: Red Latino Americana de Socio-Economía Solidaria - Réseau Latinoaméricain de Socio Economie Solidaire.

[4] Heloisa Primavera, Monnaie Sociale: Permanence Opportune ou Rupture de Paradigme (Janvier 2001)

[5] Avec l'appui de la Fondation Pestalozzi, le dénominateur commun de ces deux expériences s'appelait le Système d'Echanges et de Transactions Locales (Sistema de Intercambio y Transacciones Locales -SINTRAL). Il semblerait que ces expériences soient en déclin et aient perdu leur énergie initiale, situation qui s'est encore accentuée avec le changement de régime monétaire et la dollarisation officielle de l'Equateur depuis février 2000. Cet affaiblissement (relatif) expliquerait l'absence de représentation de ces expériences à la réunion de Santiago.

[6] Heloisa Primavera, Politique sociale, imagination et courage: réflexions sur la monnaie sociale (1999), pp. 13-15. Document de référence du Forum électronique.

 

[7] Il n'existe pas d'accord ni de concordance entre les différentes sources à propos de la quantité approximative du nombre de nodos, personnes et mouvement commercial (en dollars) généré. Le journal "Clarín" du 28 janvier parle de 500 nodos et de plus de 300 mille personnes ((http://www.geocities.com/musictrueque/notas/s-03601.htm). “Página / 12” (édition du 26 mars), reprenant les déclarations de  Carlos De Sanzo, signale qu'il y a plus de 800 nodos et 400 mille personnes (http://www.pagina12.com.ar/ 2001/01-03/01-03-26/pag16.htm). Heloisa Primavera, à la fin de son exposé durant le séminaire, a mentionné que la “grande force” de la RGT sont ses 600 mille membres actifs (prosommateurs) dont la dynamique génère un échange estimé à plus de 2.000 millions de dollars annuels.

 

[8] Cet accord a été souscrit entre le Secrétariat de la Petite et Moyenne Entreprise (Secretaría de la Pequeña y Mediana Empresa)  et l'Association des Amis du Programme d'Autosuffisance Régionale (Asociación Amigos del Programa de Autosuficiencia Regional), le 20 décembre 2000. Le texte de cet accord se trouve sur http://www.geocities.com/horacio_covas/convenio.htm

[9] CUSO est le sigle de Canadian University Service Overseas qui –comme son nom l'indique - fut créé à l'université au début des années 60. Avec l'augmentation de ses activités et le nombre de ses intégrants répartis dans le monde en développement, l'organisation s'est ensuite rendue indépendante dans les années 80 tout en maintenant son nom original.